
Selon Vincent Biruta, Ministre rwandais des relations extérieures et président du Conseil des ministres de la CAE, Gitega doit à cette Communauté une coquette somme de 6.5 millions de dollars pour l'exercice 2019/2020.
Dans un rapport signé par les six ministres représentant les États partenaires, Vincent Biruta déclare que «le Conseil sectoriel a recommandé au Conseil de charger le Secrétariat de soumettre le projet de calendrier des sanctions pour défaut de contribution» et de «soumettre en conséquence le calendrier proposé des sanctions avant le 31 août 2020».
« Le Secrétariat ainsi que les autres organes et institutions sont déjà confrontés à des problèmes de liquidité, un certain nombre de fournisseurs de biens et de services doivent être payés. Certaines activités sont suspendues jusqu'à ce que les États partenaires décaissent la contribution exceptionnelle», a expliqué le Ministre rwandais des relations extérieures.
Le Conseil a maintenant demandé au Burundi et au Soudan du Sud de décaisser leurs contributions budgétaires impayées d'ici le 15 septembre, afin de permettre aux organes et institutions de la CAE de s'acquitter de leur mandat.
Conscient de sa dette abyssale envers la CAE, le Burundi promet de d'honorer ses engagements et rejette l'idée de sanctions. «Il n'y a pas lieu de prendre des sanctions mais le membre défaillant est invité à payer», a déclaré Jean Bosco Barege, ambassadeur du Burundi au Kenya.
Le diplomate burundais a, par ailleurs, informé l'assistance que le Burundi avait déjà versé à la communauté 2.6 millions de dollars en mai dernier.
Depuis la crise déclenchée en 2015 par le souhait de feu Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandant, le régime de Gitega vit et gère une crise économique grave suites aux des sanctions économiques prises contre lui par ses anciens bailleurs de fond.
Le Burundi désormais le pays le plus pauvre du monde connait une pénurie de devises et par conséquent peine à honorer ses engagements internationaux. Il aurait pris une décision de payer les salaires des militaires, policiers et fonctionnaires pour éviter une implosion sociale.
Pour rappel, chaque État partenaire devait contribuer 8,2 millions de dollars au cours de l'exercice 2019/20 pour financer les activités du Secrétariat de la CAE, de l'Assemblée législative de l'Afrique de l'Est, de la Cour de justice de l'Afrique de l'Est, de la Commission du bassin du lac Victoria, de la Science et technologie de l'Afrique de l'Est, de la Commission du Kiswahili de l'Afrique de l'Est, de la Commission de recherche sur la santé de l'Afrique de l'Est et l'Autorité de la concurrence de l'Afrique de l'Est.
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